Tout savoir sur la perte de poids et l’hypnose

Apprendre à maigrir ! Vous prenez régulièrement la résolution de maigrir, mais vous relâchez à chaque fois vos efforts avant d’atteindre votre objectif ? Rien d’étonnant. Car suivre un régime qui ne vous correspond pas relève de la mission impossible…Sauf à adopter la bonne stratégie. On vous guide!

« Perdre du poids n’est pas une mince affaire, souligne avec malice le Dr Jean-Michel Lecerf, nutritionniste. Car les avantages à moyen terme d’un amaigrissement ne font pas forcément “le poids“ face au plaisir immédiat et renouvelable de certains aliments. D’autant qu’en fonction de leur équipement en « bourgeons du goût » (récepteurs gustatifs enfouis dans certaines papilles), certaines personnes sont incapables de se forcer à manger durablement des aliments qu’elles n’aiment pas. En outre, avoir des rondeurs peut apporter certains bénéfices psychologiques dont nous ne sommes pas forcément conscients, et qui nous poussent à « craquer » dès que la perte de poids prend justement forme. » Bref, si on a vraiment besoin de maigrir, il est impératif de trouver la bonne stratégie et souvent utile de se faire accompagner par un hypnothérapeute.

J’évalue ma motivation

Pour faire le point, on sépare une feuille en deux colonnes. D’un côté, on note les bénéfices à se mettre au régime, de l’autre les bénéfices à ne rien changer. Mais sur quoi s’appuyer pour remplir son tableau ? Les réponses à ces quelques questions vont vous y aider :

Mon médecin m’a-t-il déjà dit que mon état de santé pourrait être amélioré si je perdais du poids ?

Un diabète de type 2, une hypertension artérielle, des douleurs arthrosiques peuvent être contrôlés, voire régresser, si on perd 5 à 10% de son poids quand on est en surpoids (par exemple, en s’allégeant de 3,5 à 7 kilos si on pèse 70 kilos)…

Ai-je à ce point du mal à supporter mon corps ?

Quand on est trop serrée dans ses vêtements, on a le choix. On peut décider d’en acheter de nouveaux, plus amples, coupés différemment, voire carrément changer de style. Ou alors, on juge important de retrouver sa taille habituelle. Mais une taille en moins correspond à une perte de 4 à 5 kilos, ce qui n’est pas toujours évident à obtenir, ni à stabiliser. S’engager dans cette voie nécessitera forcément un effort.

Mon mal-être est-il réellement lié à mes kilos ?

Le problème n’est-il pas plutôt à chercher ailleurs, dans des soucis familiaux, professionnels ou autres ? Dans ce cas, être plus mince ne suffira pas à être plus heureuse…

Suis-je prête à assumer de manger différemment des autres ?

Faire plus attention à sa nourriture passe rarement inaperçu, surtout quand on est connue pour aimer manger et avoir un bon coup de fourchette.

Suis-je prête à renoncer aux petites douceurs réconfortantes ?

Quand on a le moral en berne ou qu’on est énervée, manger pour se rassurer est simple et efficace. Bien sûr, la relaxation ou la pratique sportive fonctionnent aussi. Mais elles demandent un peu d’engagement.

Est-ce le bon moment pour m’y mettre ?

Certes, ce n’est pas parce qu’on traverse une période difficile, ou qu’on est particulièrement débordée ces temps-ci, qu’on doit manger n’importe quoi. Mais ça ne facilite pas non plus la mise en place de contraintes diététiques.

Je pose mes objectifs

Si on se décide à perdre du poids, l’étape suivante consiste à se fixer un objectif réaliste.

Je calcule mon indice de masse corporelle (IMC)

L’IMC donne un premier repère qu’il faudra affiner. Pour l’obtenir, on divise son poids (en kilos), par sa taille au carré (en mètre). Donc IMC = poids (kg) / taille x taille (en m). Par exemple : si vous pesez 60 kilos et mesurez 1,60m, votre IMC = 60 / 1,60 x 1,60 = 23,4.

– Si votre IMC est supérieur à 25, vous êtes en surpoids (voire en obésité pour un IMC supérieur à 30).
– S’il se situe entre 18,5 et 25, votre poids est a priori compatible avec un bon état de santé. Il n’y a donc pas de poids idéal, seulement une fourchette, qui tient compte de la taille et des différences morphologiques de chacun. Par exemple, si on mesure 1,62 m, le poids sera correct s’il se situe entre 48,5 et 65,5 kilos.

Je mesure mon tour de taille

Tous les kilos superflus ne se valent pas. Localisés dans les fesses et les cuisses, ils sont inesthétiques, mais sans danger. En revanche, « ceux situés autour du ventre peuvent enrober des organes vitaux tels que le foie ou le cœur et augmenter le risque de développer un diabète de type 2, une hypertension artérielle ou une malade cardio-vasculaire », pointe le Dr Lecerf. Le hic pour les femmes, c’est qu’avec la ménopause, les graisses ne viennent plus s’accumuler qu’autour de la taille. La côte d’alerte est à 80 cm (94 cm pour les hommes).

J’évalue ma composition corporelle

Les balances à impédancemétrie donnent une idée de la proportion de masse maigre (musculaire) et de masse grasse dans le corps. Or, pour un même surpoids, l’impact sur la santé est d’autant plus négatif que la proportion de masse grasse est élevée. Lorsqu’on s’engage dans une perte de poids, l’objectif est donc de la ramener à moins de 30% de la masse totale (25% pour les hommes).

Je me remémore l’histoire de mon poids

Quel était mon poids à 20 ans ? Après ma première grossesse ? Après les suivantes le cas échéant ? Après avoir arrêté de fumer ou arrêté le sport ? Si on pesait 50 kilos à 20 ans, puis qu’à la suite d’une première grossesse, on s’est stabilisée autour de 60 kilos pendant des années, et qu’enfin à 50 ans on a atteint 70 kilos, le poids de forme est probablement compris entre 60 et 65 kilos. Autrement dit, il correspond au poids longtemps maintenu en mangeant « normalement », à l’écoute de ses sensations de faim et de satiété, additionné d’une petite marge liée à la diminution physiologique de la masse musculaire en vieillissant. Plus on essaie d’aller en-dessous, plus l’organisme s’efforce de reconstituer ses réserves, en nous poussant à manger. Pour rétablir l’équilibre, la solution passe par l’activité physique.

J’établis mon profil alimentaire

Les stratégies de perte de poids sont nombreuses. Pour identifier celle qui nous convient le mieux, on commence par déterminer son profil alimentaire. Pendant quelques jours et au moins un week-end, on note tout ce qu’on mange et boit, en quelles quantités, dans quelles circonstances : seule ou en compagnie, en ayant faim ou pas, en étant détendue, stressée, fatiguée… Une fois compilés, ces éléments dessinent un portrait :

  • La gourmande : on aime manger, on apprécie les repas conviviaux et on ne conçoit pas de devoir se priver de certains aliments.
  • La mangeuse émotionnelle : on a besoin de manger à la moindre contrariété et on ne tient compte ni de sa faim, ni de son rassasiement.
  • La grosse mangeuse : à table, on est habituée à manger de grandes quantités sans écouter son rassasiement.
  • La grignoteuse : on mange souvent, sans faim, tout ce qui se présente et nous tente, mais en petites quantités.
  • La restreinte : on se prive de certains aliments et on surveille ses quantités.

Je choisis la méthode qui me correspond

A chaque profil sa méthode adaptée.

L’alimentation intuitive

Le principe : on choisit les aliments dont on a envie, mais on attend d’avoir faim pour manger. On prend le temps de déguster ses repas, de façon à ressentir le rassasiement. Dès qu’on est rassasiée, on arrête de manger et on ne remange que quand la faim revient. L’objectif est de ne pas avaler plus de calories que nécessaire.

C’est pour moi si : je suis une grosse mangeuse, de façon à me rééduquer. Et aussi : si je suis devenue grignoteuse compulsive à la suite de régimes restrictifs et que j’ai besoin de me réconcilier avec certains aliments.

Le rééquilibrage des repas avec un diététicien

Le principe : le diététicien repère les erreurs qui empêchent de maigrir ou nuisent à la santé. Il propose des améliorations à mettre en place petit à petit, tout en respectant ses goûts et ses habitudes.

C’est pour moi si : je suis une grignoteuse et que je mange n’importe quoi, ou si je me suis restreinte et que je risque des carences. Et aussi : si je dois maigrir pour des raisons de santé (diabète, hypertension, etc).

Le régime méditérranéen

Le principe : on compose ses repas avec beaucoup de végétaux, dont les fibres optimisent rassasiement et satiété. On se passe des produits industriels « ultra-transformés« , dont de nombreux ingrédients font grossir.

C’est pour moi si : je suis une grosse mangeuse ou que j’ai du mal à me rassasier. Et aussi : si je dois faire baisser ma tension artérielle, mon taux de cholestérol ou de sucre sanguin (glycémie).

L’augmentation de mon activité physique

Le principe : on dépense plus de calories et on brûle plus facilement les réserves de graisses, y compris les « dangereuses » localisées autour du ventre. On récupère les muscles qui ont fondu au cours des régimes suivis.

C’est pour moi si : je suis une mangeuse émotionnelle et que j’ai besoin de calmer mon stress, ou si je maigris très lentement parce que les régimes ont détraqué mon métabolisme. Et aussi : si mon poids est normal et que j’ai simplement besoin de redessiner ma silhouette.

Les régimes restrictifs favorisent les troubles alimentaires

« Il suffit que des aliments (pain, fromage, chocolat…) soient « interdits » pour qu’ils deviennent particulièrement attractifs. Au fil des semaines de restriction, ils font de plus en plus envie et le jour où on en a sous la main, pour peu qu’on soit fatigué ou stressé, on se jette dessus et on en mange trop. De plus, quand on mange des portions imposées, on occulte ses sensations de faim et de rassasiement. La conséquence pour certaines personnes est que lors des « craquages », elles ne s’arrêtent que lorsqu’elles ont tout terminé ou qu’elles ont mal au ventre. Les régimes restrictifs constituent la porte d’entrée principale vers les troubles du comportement alimentaire. La meilleure des préventions consiste à ne s’interdire aucun aliment et à ne se mettre au régime que si c’est réellement nécessaire.« 

Quand faut-il consulter un hypnothérapeute ?

Si on est une mangeuse émotionnelle et qu’on craque trop souvent pour garder la ligne ou si on pense souffrir de boulimie, on peut se faire aider par un thérapeute spécialisé dans les troubles alimentaires.

© Florence Daine


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